falaise bandiagara

Géographie

carte pays dogon




"Si l'on voulait localiser le pays dogon sur un globe, on tracerait un quadrilatère limité à 14° et 15° de latitude nord et 1° 30 et 4° de longitude ouest, l'ensemble se trouvant dans la zone sud de la bande sahélienne africaine. Au Mali, cette zone se situe au sud-ouest de la boucle du Niger, dans la région administrative de Mopti (...)".
"En son centre et parallèlement au cours du fleuve, le Pays Dogon est coupé par une immense falaise de deux cents kilomètres de long, qui va de Bankas au sud à Douenza au nord, où elle est prolongée par les monts de Hombori (1115 m), point culminant du Mali.

La falaise définit trois régions :

le plateau, limité par le Niger à l'ouest et la falaise à l'est, région très accidentée et difficile d'accès (...).

la falaise
, partie la plus connue du Pays dogon. Sa hauteur varie de 300 à 600 m : elle se présente sous la forme d'une paroi abrupte, coupée de failles et dont la base est couverte d'éboulis. Le plus souvent, la hauteur des éboulis égale la hauteur de paroi appparente ; les villages ont été bâtis dans la zone d'éboulis, chaos rocheux incultivable à l'exception de quelques champs minuscules.
Les villages se perchent au sommet des éboulis. Au pied des rochers, une bande de terre cultivable court le long de la falaise sur toute sa longueur. Cette bande de terre arable, enserrée entre la falaise et une zone dunaire, varie de 500 m de large devant Dourou à plusieurs kilomètres dans la région de Bamba. Elle est traversée par des rivières temporaires qui coulent de hauteurs à la saison des pluies. On y trouve la plupart des cultures ainsi que les puits qui fourniront de l'eau jusqu'à la fin de la saison sèche.

la plaine
, qui s'étend au-delà du cordon dunaire vers l'est jusqu' à la Haute-Volta (Burkina Faso). Beaucoup de Peulh y transhument et l'implantation des Dogon y est plus récente que dans la falaise (...).
On considère généralement que le pays Dogon proprement dit est constitué par la falaise et les éboulis rocheux à son pied. Ce massif, constitué de grès ordoriciens ferrugineux, planté sur la plaine sahélienne, crée un micro-climat ; il reste dans cette région de grands arbres et les précipitations s'avèrent plus importantes qu'à Hombiri ou à Mopti. En outre, la multitude des failles et des grottes souterraines permet la constitution de réserves naturelles d'eau durant la saison des pluies. Bien que le sol soit peu fertile, on peut considérer cette région comme favorisée.
Le paysage et la végétation accusent d'énormes différences entre la saison des pluies et la saison sèche. Dans la zone du plateau et de la falaise, les changements de paysage s'opèrent en trois étapes : la saison des pluies très verdoyante de juin à octobre, la saison des cultures maraîchères d'octobre à février, où les zones de verdure entourent les mares et points d'eau, et la saison sèche de mars à juin,, où les dernières mares étant asséchées, le paysage, grillé de soleil, n'est plus peuplé que des silhouettes des arbres."

Source : Gérard BAUDOIN, Les Dogons du Mali, Armand Colin, 1984 | << |

 

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