falaise pays dogon

Mode de vie

habitat troglodyte




La saison des pluies ne durant que quatre mois par an, il n'y a pas de rivières permanentes; des trous d'eau et des mares aménagées permettent la subsistance pendant la saison sèche. Les Dogon cultivent mil, sorgho et riz, ainsi que des oignons et quelques autres légumes. Ils élèvent du petit bétail, surtout des moutons.

En 1990, la population dogon, estimée à 326 000 personnes, était disséminée en de nombreux petits villages. La plupart de ces villages sont accrochés aux falaises, refuge naturel contre les ennemis, les Peuls le plus souvent. On y accède généralement par un chemin vertical, en s'aidant de cordes et de crampons de fer fixés dans le roc.

Les maisons sont construites en pierres sèches, ou en briques d'argile crue, façonnées à la main, séchées au soleil et assemblées avec du mortier d'argile, matière dont sont revêtus les murs. Le plan des habitations est quadrangulaire; les pièces, au toit en terrasse, s'ouvrent sur une cour intérieure. La grande maison de famille, habitée par le patriarche, ses femmes et ses enfants non mariés, comporte des étages auxquels on accède au moyen d'une échelle taillée dans une branche fourchue; la façade est ornée de quatre-vingts niches symbolisant les huit ancêtres premiers et leur descendance "nombreuse comme les doigts de leurs mains". À chaque maison sont accotés plusieurs greniers aux toits coniques recouverts de paille, pouvant contenir jusqu'à trois récoltes. Tout village comporte des constructions communales : des greniers, des autels, l'abri où se réunissent les hommes, et la maison ronde des femmes réglées. | << |

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